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L'animal, un sauveur ?

Ecrit par Plume

 

 

 

 

On dit souvent qu’un animal est une grande aide en cas de trouble mental. Ce que l’on dit moins, c’est qu’un animal, c’est se rajouter des contraintes, des dépenses, c’est avoir moins de temps et, au final, un certain stress.

 

J’ai déjà plus d’une fois des gens prendre un animal en se disant « ça va m’aider, ça va me pousser à faire plus de choses » et qui, au bout de quelques mois, commençaient à négliger leur animal.

Parce qu’un animal n’est pas un remède miracle. C’est un être vivant dont il faut s’occuper, or comment pourrait-on s’en occuper si l’on n’est pas déjà capable de s’occuper de soi-même ?

 

L’animal est une aide quand la personne est déjà en mesure de prendre soin d’elle-même et a juste besoin d’un petit coup de pouce. Ça l’est aussi quand la personne est au fond du trou, mais dans un cas comme ça beaucoup de gens négligent voire maltraite leur animal parce qu’ils ne sont pas capable de combler tous leurs besoins.

 

C’est en partie pour cela que l’on a mis autant de temps avant de reprendre un chat. On n’était pas prêt, pas en capacité, de pouvoir s’occuper d’un animal tous les jours.

Même maintenant, s’occuper de notre chat est parfois difficile à cause de l’épuisement que génère l’université, et on ne fait pas les choses aussi bien qu’on le voudrait. On n’est pas encore dans la négligence, parce qu’on aime notre chat plus que tout et qu’on fait ce qu’il faut pour ne pas tomber du mauvais côté de la Force, mais on a la sensation de parfois flirter avec.

Peut-être que c’est cette sensation qui nous empêche de vraiment être négligent, mais au final on est content d’avoir attendu d’être un peu plus stable. On l’aurait eu deux ans auparavant, on aurait certainement été incapables de gérer cette sensation, d’y faire face et de prendre des mesures pour ne pas être négligent. On aurait tout simplement dissocié et on aurait fermé les yeux.

Parce qu’on aurait été incapable de supporter ce stress.

 

Un animal aidera si déjà vous avez commencez les changements avant son arrivée. On s’est préparé à accueillir notre chat six mois avant qu’elle ne naisse, presque un an avant de la récupérer. Avoir des habitudes de sommeil plus saines, ranger notre espace de vie, s’impliquer un peu plus dans les tâches ménagères, prendre plus soin de nous-mêmes pour pouvoir avoir assez d’énergie pour prendre soin d’elle, etc. pour que ça devienne une habitude et que, une fois le chat présent, ça ne soit pas des choses que l’on oublie de faire.

 

Parce que oui, un animal est une source de bonheur immense et aide beaucoup à relâcher la pression. Mais un animal, c’est aussi des contraintes, des devoirs d’éducation, de surveillance quand il est jeune, du stress quand il est malade.

Un animal, ça peut être un moyen de s’ancrer dans l’ici-et-maintenant, mais aussi un déclencheur de la dissociation quand il n’a pas envie de contact physique, quand il est un peu sur les nerfs, quand vous avez l’impression de ne pas comprendre ce qu’il essaie de vous dire.

 

Un animal est avant tout une charge en plus, et c’est quelque chose qu’il faut vraiment bien considérer quand on est atteint de trouble mental. Si vous avez déjà du mal à vous occupez de vous-même, vous aurez du mal à vous occuper de votre animal si celui-ci a des besoins contraignant.

 

Alors réfléchissez bien, et si vous en voulez vraiment un, commencez dores et déjà à modifier votre façon de vivre afin de voir si vous pourriez supporter ce stress en plus.

 



26/11/2018
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