Multiples

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La question du réel, vers un point final ?

Ecrit par Plume

 

 

 

 

J’ai déjà parlé du déni, du fait de se demander si tout est réel, si on n’invente pas tout. Ça va faire bientôt quatre ans (à quelques mois près, je suis à la fac et n'ai pas les calendriers sous les yeux - et ma notion du temps est inexistante...) que j’ai découverts mon système, trois ans que j’ai commencé à accepter sa présence.

Ça fait trois ans que l’on tisse des liens, que les murs dissociatifs entre nous deviennent de plus en plus fins. Les mouvements d’un alter à l’autre sont de plus en plus fluides et on fait plus attention à ce qui nous arrive.

On a accumulé les preuves, les symptômes, afin de comprendre et de dépasser nos problèmes. On s’en sort de mieux en mieux.

 

Mais du coup, la question du réel est devenue assez secondaire, et quand on nous a posé la question hier, on a répondu sans sourciller.

Ça nous a fait bizarre de constater qu’on n’en n’avait réellement plus rien à faire de chercher à savoir « la vérité ». On a trouvé une explication, dure à croire certes, mais depuis notre vie s’est améliorée.

 

Notre fonctionnement est moins rigide, notre fenêtre de tolérance s’est agrandie. Au quotidien et en tant que système, on ne remplirait plus les critères de l'anxiété généralisée comme on le faisait avant. Certains sont encore très anxieux, mais on sait gérer désormais.

On dissocie moins… ou plutôt on s’en rend compte plus rapidement et on est plus à même de retourner dans l’ici-et-maintenant.

 

Si l’université et le rythme de fou que l’on a en ce moment est stressant, de façon globale on est moins tendu. On a acquis une dynamique interne qui fait qu’on ressent plus d’émotions qu’avant mais aussi que l’on s’apaise plus facilement.

 

Bon, ça ne veut pas dire que tout est parfait non plus. Ça ne nous empêche pas de dissocier, l'anxiété n'est pas totalement évaporée et la co-présence est encore un peu aléatoire.

 

 

Enfin voilà. Tout ça pour dire que la question du réel ne nous effleure que de loin à présent. Ça ne veut pas dire qu'on ne doute plus du tout, mais plutôt qu'on préfère dépenser notre énergie à faire des progrès, plutôt qu’à se torturer en se demandant si tout est vrai et si on n’invente pas tout de A à Z.

 



13/11/2018
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